1. L’espèce, et elle est écrite. La plupart des travaux sérieux portent sur Aloe barbadensis Miller. Si l’espèce n’est pas mentionnée sur l’étiquette, c’est déjà une réponse.
  2. Frais ou reconstitué, un seul mot les sépare. Sur la liste des ingrédients, « aloe barbadensis leaf juice » désigne un vrai jus de feuille. « aloe barbadensis leaf juice powder » désigne un aloe reconstitué à partir de poudre, puis réhydraté.
  3. La place de l’aloe dans la liste. Les ingrédients sont listés par ordre d’importance. L’aloe devrait donc venir en tête. Si l’eau ou un sucre passent avant lui, il n’est pas la vedette du produit.
  4. La pureté réelle, pas le chiffre affiché. Un pourcentage élevé ne garantit rien à lui seul. Ce qui compte, c’est l’absence d’eau ajoutée et de dilution masquée.
  5. Les labels, et ce qu’ils disent chacun. Les certifications biologiques renseignent sur le mode de culture. Le label IASC porte sur l’aloe lui-même, sa teneur et sa pureté. Les deux ne disent pas la même chose.

Deux vérifications que presque personne ne fait

Le contenant. La lumière dégrade. Un jus soigné se conserve dans un contenant opaque, jamais dans un flacon transparent posé en vitrine. Regardez aussi la durée après ouverture : un produit frais et peu transformé se garde moins longtemps, et c’est plutôt bon signe.

La question à poser. L’aloïne est une substance de la feuille qui n’a pas sa place dans un produit à boire, et que les procédés sérieux retirent à la récolte. Le seuil couramment retenu dans la filière est de dix parties par million. Ce chiffre est rarement imprimé, mais un fabricant qui l’a en tête saura vous répondre. Sa réponse est un test en soi.